Les différents positionnement des joueurs
Les défenseurs sont habituellement des joueurs puissants et rapides, dont la tâche principale consiste à perturber le jeu de l'attaque adverse. Le ballon peut être récupéré à la suite d'un duel gagné par un défenseur (action individuelle) ou par une déstabilisation des adversaires par une stratégie collective (interception, provocation d'un hors-jeu, etc.). Les qualités requises pour un bon défenseur sont donc le sang-froid, la concentration et l'intelligence de jeu. Pendant longtemps, on a pu estimer que les défenseurs étant des « destructeurs » de jeu, ils n'avaient pas à montrer de capacités techniques particulières. Ce n'est plus le cas actuellement.
Une ligne de défense est habituellement constituée de quatre joueurs, rarement 3 ou 5. La défense à quatre « typique » comprend deux arrières latéraux, qui verrouillent les côtés, et de deux arrières centraux, souvent différenciés en « stoppeur » et « libéro ». Le libéro, traditionnellement, est déchargé de tout marquage individuel, et est donc plus apte à adapter son comportement en fonction du contexte : boucher un « trou », donner des consignes tactiques, anticiper une interception, etc.
Pendant une grande partie du XXe siècle, la défense par marquage individuel était prépondérante : chaque défenseur, à l'exception du libéro, se voit attribué un attaquant qu'il suivra partout afin de gêner son jeu. Bien qu'efficace, cette option tactique montre cependant quelques faiblesses. Si un défenseur est battu, ce qui doit toujours arriver quelques fois pendant un match, l'attaquant qu'il marquait se retrouve seul et bénéficie donc d'une grande liberté d'action. De plus, les défenseurs « au marquage » ne peuvent pas participer au reste du jeu, au risque de s'éloigner trop de leur adversaire attitré. Enfin, la tactique défensive dépend essentiellement du nombre d'attaquants adverses, ce qui fait qu'au final, le schéma de jeu est imposé par l'équipe adverse qui pourra alors jouer sur ses points forts.
Dorénavant, la grande majorité des équipes pratique une défense dite « en zone », beaucoup plus flexible que le marquage individuel. Chaque défenseur couvre une partie du terrain, et il défendra contre l'adversaire qui s'y trouve. Bien que très efficace, la défense en zone est particulièrement difficile à pratiquer, car elle nécessite plus de concentration, de lucidité et d'intuition du jeu que le marquage individuel. En effet, il faut répondre au signal ballon et non au signal joueur.
Le milieu de terrain est peut-être la ligne de jeu qui propose le plus d'options tactiques différentes. On peut avoir deux, trois, quatre voire même cinq milieux de terrain, selon le dispositif choisi. Traditionnellement, un milieu de terrain doit être endurant, c'est le joueur qui parcourt le plus de chemin au cours d'une partie. C'est peut-être d'ailleurs la seule caractéristique commune aux milieux, qui peuvent montrer par ailleurs des aptitudes totalement différentes.
Le rôle de milieu de terrain est de réaliser la liaison entre la défense et l'attaque. Après la récupération de la balle, les milieux doivent la transmettre aux attaquants dans les meilleures conditions possibles. Inversement, ils doivent gêner le développement du jeu adverse pour ne pas compliquer la tâche des défenseurs. Il est fréquent d'entendre des grands tacticiens affirmer qu'un match se gagne ou se perd au milieu de terrain.
Les milieux de terrain offensifs ont un rôle d'attaquant, mais leur position reste en retrait. Ils doivent pouvoir servir des ballons de buts aux joueurs offensifs, et parfois en marquer eux mêmes. Les joueurs les plus célèbres sont la plupart du temps des milieux offensifs, c'est par exemple le cas de Diego Maradona, de Michel Platini ou de Zinedine Zidane. C'est aussi le poste qui permet la meilleure expression de son potentiel technique.
Les milieux défensifs sont eux des défenseurs avancés sur le terrain. Ils doivent empêcher la construction du jeu adverse, avant même que la balle ne soit transmise aux attaquants. Une récupération de balle au milieu de terrain est bien plus intéressante qu'en défense, puisqu'il n'y a plus que la moitié du chemin à faire jusqu'aux attaquants, ce qui permet d'amorcer des contre-attaques souvent décisives.
Bien entendu, il existe une continuité entre les milieux défensifs et les milieux offensifs, chaque joueur devant être placé sur le terrain en fonction de ses qualités propres et de ce qu'il est capable d'apporter au dispositif tactique de l'équipe. Souvent, plusieurs milieux défensifs peuvent compenser une faiblesse en défense (par exemple une défense à trois joueurs), et inversement, des milieux jouant très haut peuvent totalement remplacer l'attaque.
Outre l'endurance, l'esprit d'anticipation,les qualités techniques, un bon milieu défensif doit avoir d'autres qualités fondamentales pour gérer positivement toutes les balles récupérées sans aucun risque ou danger.
Dans une configuration défensive :
Dans la zone du milieu défensif, il a des priorités selon les cas, pour se dégager de son camp ou exploiter une balle récupérée:
- S'il n'est pas gêné, il doit :
- contrôler sur son côté et jamais devant lui ,
- puis passer en priorité à l'arrière latéral de son côté ;
- si celui-là est chargé, il doit alors remettre sur l'ailier un peu plus loin du côté le plus proche;
- si c'est impossible dans ces deux cas, il progresse en diagonale dans l'espace libre vers le couloir le plus proche pour servir l'ailier ou ...
- si ce n'est pas possible, il pivote sur sa balle -- (du côté de la touche et jamais du côté de l'axe) pour remettre en arrière à son soutien (libero ou un autre joueur qui soutient) ou au gardien qui dégage ou qui change d'aile ;
- si ces solutions ne sont pas possibles à cause du pressing des adversaires, il dégage alors plus loin, mais toujours sur l'aile de son côté car l'avant doit alors faire appel pour l'aider à se débarrasser de cette balle vicieuse dans une tentative de contre rapide en profondeur.
- s'il juge à l'avance que toutes ces solutions seraient impossibles, il ne doit même pas effectuer le 1er contrôle mais plutôt dégager plus loin, car la priorité dans ce cas est dans le rôle purement défensif.
Toute tentative contraire à ces techniques ne pourrait qu'être regrettablement fatale pour lui et son équipe (Rappel : des mauvais contrôles de Boban et de Jarni exploités par Lilian Thuram - 2 à 1 pour la France lors du Mondial 1998 ; de Dietmar Hamann en finale du Mondial 2002 - 1er but de Ronaldo contre l'Allemagne ; de Cordoba dans les éliminatoires du mondial 2006 contre l'Uruguay… et les cas sont très nombreux à citer).
Outre la forme physique et l’endurance que doit avoir un récupérateur pour exercer le pressing ou contribuer à la récupération,il doit aussi être technicien pour pouvoir contribuer à l’orientation des offensives et assumer un rôle constructif.
Dans une configuration offensive, sa position idéale est le soutien constant près des partenaires opérant l’offensive, de façon à créer le surnombre qui fait pression sur l’adversaire (pressing offensif).
Le cas d’une perte de balle : grâce à ce pressing, la récupération est facile.
- Lorsqu’il reçoit comme soutien, la balle d’un partenaire, il la joue sur le joueur démarqué (de préférence sur l’aile la plus proche…).
- Et s’il reçoit ou récupère une balle seul dans le milieu axial, il doit avancer en diagonale vers le côté où il est possible de mener une attaque placée…
- S’il ne trouve personne, il centre derrière les adversaires lui faisant obstacle, sur un milieu offensif ou un attaquant de pointe qui doit faire appel dans l’espace libre (généralement en transversale ou en diagonale sur le côté, si l’hors-jeu est
brisé par une fausse position d’un défenseur adverse.)
- Et si cette solution n’est pas possible, il remet sur un défenseur en soutien — à l’instar d’un milieu défensif — pour aérer le jeu en conservant la balle.
- Lequel défenseur qui lit bien le jeu, choisit le couloir le plus favorable pour la construction d’une tentative offensive (attaque placée).
Avec deux milieux récupérateurs :
- le pressing est plus fort ;
- Dans le rôle offensif, l’un participe à l’action même comme appui dans tout espace profitable (ex : Xavi et Deco (Barça), Frank Lampard et Michael Essien (le ghanéen de Chelsea - 2005) ; Gerrard (Liverpool Football Club), Roy Keane (Manchester United), Zé Roberto et Emerson (Brésil), Gennaro Gattuso (Milan AC), Patrick Vieira (Arsenal et France)… ; le second reste constamment comme soutien (en libéro central) de façon à former sur le terrain plusieurs lignes qui renforcent le milieu (pressing haut : l’équipe adverse en difficulté certaine, nombreuses opportunités de buts, exemples : Brésil-Argentine, et Mexique-Brésil — coupe des Confédérations édition 2005 ; Brésil-Chili (éliminatoires — retour Mondial 2006...).
Le rôle d'un attaquant est peut-être le plus beau au football, l'attaquant est celui qui marque les buts. Un attaquant idéal doit être vif, rapide, technique et opportuniste. Une certaine proportion d'échecs lui est pardonnée à la condition qu'il concrétise certaines de ses occasions.
Certains attaquants peuvent avoir une situation désaxée sur le terrain, c'est pas exemple le cas des ailiers dans les attaques à trois ou quatre joueurs. Leur rôle est alors de contourner par les côtés la défense adverse, afin d'adresser des centres devant le but aux attaquants axiaux. Ces derniers, ou avant-centres, se doivent de concrétiser les passes et les transformer en buts. L'avant-centre est le joueur qui touche le moins de ballons dans une équipe, celui aussi qui est le plus surveillé par les défenseurs.
Il est fréquent que pendant les phases offensives, les milieux de terrain viennent s'intégrer à la ligne d'attaque. C'est d'autant plus vrai dans le football moderne, qui a eu tendance à réduire le nombre d'attaquants à deux, voire un seul. Il n'est bien entendu pas possible d'être efficace à un attaquant contre quatre défenseurs, et un tel dispositif impose un soutien appuyé du reste de l'équipe.